Journaux

J’ai beaucoup moins d’expérience dans le journalisme écrit, bien que je suis très souvent en contact avec ses représentants, pour discuter d’une foule de dossiers en santé.

Avant d’avoir un blogue et de travailler à la radio, j’écrivais plus souvent des lettres aux journaux. Il est toutefois assez difficile d’être publié, ce qui pousse à se replier sur les nouveaux médias et les médias sociaux.

J’ai eu cependant une très belle expérience en 2013: participer au Devoir des écrivains. Dans une salle de rédaction survoltée, j’étais assigné aux affaires municipales, où j’ai suivi virtuellement toute la journée Rob Ford dans toute sa « splendeur », ce qui avait abouti, après moult rebondissements, à cet article: Toronto: gifles en série pour le maire Rob Ford.

De plus, comme j’étais assigné à la couverture d’urgence, j’avais aussi traité de la situation au Philippines, secouées par le typhon Haiyan.

Pourtant, c’est bien le journalisme qui a un peu sauvé le médecin en moi. C’est que j’ai passé quelques belles années au journal étudiant le Continuum, à l’Université de Montréal, à une époque où j’avais plus ou moins délaissé mes études de médecine.

Ce n’était pas très sérieux pour ma part, mais j’y avais pris grand plaisir et avait aussi découvert des camarades qui allaient faire leurs marques dans ce milieu des années plus tard, notamment Guy Ferland, Marcel Jean (cinéma), Jocelyn Coulon (politique) et Yves Boivsert (chroniqueur).

J’y ai tout de même un fait d’arme redoutable. Alors que j’étais chroniqueur culturel (manquant de sérieux), j’avais décidé d’aller au cinéma le Beaver (un cinéma porno sur Avenue du Parc), pour y faire une pseudo-critique intellectuelle d’un navet. C’était si incompréhensible que le journaliste Gilles Gougeon s’en était moqué après avoir cité les deux premiers paragraphes fort alambiqués à l’émission de LeBigot, sans comprendre que le texte lui-même était une blague.

Il y a quelques années, je lui ai rappelé l’anecdote, dont il n’avait gardé aucun souvenir, mais qui avaient fait mes heures de gloire au Continuum.

Mais bon, j’ai finalement mal tourné et je me suis rabattu sur la médecine.

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